Sous une lumière flamboyante – Vision de ce que peut devenir un sujet

J’entend fréquemment le commentaire « Comment tu fais pour voir ça, j’ai beau regarder, moi je ne vois rien! »     

Un élément de réponse fait partie de la question.  Avec le temps, j’ai réalisé que ce n’est pas de regarder qui est important, mais plutôt de voir, de percevoir les choses.  En ne cherchant plus le sujet au premier degré, l’on s’ouvre automatiquement à l’exploration visuelle et à « voir autrement ».   

 

Sous une lumière plutôt quelconque de fin d’après-midi

J’en vois beaucoup qui s’autocensurent sans s’en rendre compte, appliquant un filtre (non! pas du type de ceux que l’on achète (rire!)) , mais de ceux que j’appelle « le syndrome de l’esprit rationnel  » ou « de ce que les autres vont en dire » ou bien « de l’image qu’ils se font d’eux-mêmes comme photographe »,  se privant souvent de toute liberté et créativité visuelle (mais dont les résultats répondent globalement aux diktats abondamment véhiculés un peu partout lorsqu’on débute en photographie).    En soi, ce ne sont pas ces règles qui sont en cause, mais plutôt la façon de les intégrer dans notre processus de création photographique (je préfère d’ailleurs parler de « guides » que l’on applique ou pas, selon notre vision ou intention, plutôt que de « règles » à suivre). 

En tout début de soirée, la lumière était encore relativement forte, quoique diffusée par une très légère couverture nuageuse.   En cours de route de mon exploration urbaine, je me suis arrêté pour m’amuser avec cette installation sculpturale, jouant avec les lignes et textures, faisant fi du sujet en tant que tel (en me disant qu’une belle lumière oblique de fin de journée donnerait une toute autre ambiance).

                                                

Environ une heure plus tard, à mon retour, une belle luminosité commençait à s’installer.  Je me suis donc installé, assis entre les structures (enfin! presque couché), à admirer les changements subtils de lumière et de couleurs (les passants me regardaient un peu bizarrement, ne sachant pas s’ils devaient appeler la police ou l’ambulance (rire!).  Je voyais la lumière « danser » sur la structure, mon taux d’adrénaline augmentait, il allait se passer quelque chose.   

Puis, tout à coup, la structure s’est mise à flamboyer de milles feux, dorés et orangés, contrastant avec la douceur du ciel bleu et blanc.  Ma patience (et quelques lombagos) furent récompensés par cette image singulière, résultante de mon instinct qui m’avais soufflé d’y retourner.

Perspective en contre-plongée de l’oeuvre sculpturale installée devant le centre multifonctionnel Francine-Gadbois à Boucherville.

Sous une lumière flamboyante

 

                                   

           

 

Une perspective de ce que bien des gens pourraient regarder et prendre en photo.

Pour la petite histoire, cette image, abstraite de par sa perspective et de son absence de contexte, est en fait une oeuvre sculpturale installée devant un centre multifonctionnel.

C’est une des perspectives usuelles de ce que la majorité des gens regardent quand ils passent devant.  Je vois bien des gens la photographier, mais plus souvent qu’autrement, selon la vue que l’on en a au premier degré.  L’outil le plus utile, outre la caméra évidemment, c’est ce dont très peu de personnes ne parlent, c’est-à-dire, le regard, la vision et la sensibilité de la personne derrière l’appareil.

 

         

 

 

 

 

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