Saisir le moment

La vie est ainsi faite, faut savoir voir les opportunités lorsqu’elles se présentent.

Près de 6 minutes d’une longue exposition sur la Baie de Missisquoi sous un ciel majestueux

Profitant d’une brève présence à Bromont par affaire, j’ai décidé, au retour de faire un petit détour (enfin pas si petit que ça!) par Philipsburg.

Arrivé sur place, le lac était d’un calme que je n’ai pas vu souvent, puis que dire du ciel!

Un majestueux ciel couvert, une féerique lumière diffuse, un décor d’une zénitude telle que l’on a que le goût de s’arrêter, de figer le temps.

S’asseoir, voir, percevoir, ressentir, saisir le moment, geste des plus anodins me direz-vous, mais combien essentiel en photographie (du moins celle que je pratique).

La photographie n’est pas seulement un médium témoin de la réalité mais également, et surtout, une représentation émotive et visuelle du ressenti de la personne derrière la caméra.

Faire « un » avec l’environnement, le regard, la perception, les émotions, c’est quelque chose qui ne s’explique pas, mais qui se vit profondément. Il y a quelque chose de quasi spirituel dans ces moments là (et qui n’a rien à voir avec les religions, ce qui est totalement autre chose).

Le processus de la vision humaine a ceci de particulier, c’est qu’il est capable d’une forme d’interprétation de ce que l’on voit en faisant « abstraction » de ce qui peut être dérangeant et pas très beau dans une scène. Combien de fois n’as-t’on pas dit ou entendu « Mais il me semble que c’était bien plus beau que sur la photo ».

Nous ne « voyons » pas seulement avec nos yeux, mais également avec nos différents sens, notre coeur, notre ressenti et notre expérience émotionnelle du moment, qualités que la caméra ne possèdent pas. Une caméra ne voit, ni ne ressent une scène, nous, oui.

Dans ce cas-ci, la scène, la luminosité, le calme du lac, le splendide ciel, tout était sublime…. sauf cette étendue aqueuse et verdâtre en avant-plan qui venait gâcher toute cette beauté, mon cerveau en faisait abstraction, mais pas la caméra.

Une très longue exposition de près de six minutes a permis une interprétation visuelle de la scène correspondant beaucoup plus à l’expérience et au ressenti que j’avais de la scène.

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